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Caravane du sud
#3834463508 - 1
Fumée à l'horizon
Des flammes ardentes dansent sur les toits du Repos de Surat. Nous arrivons trop tard. Ils sont venus du donjon de la corneille... des prisonniers évadés, avec un penchant pour le feu. Aujourd'hui, notre ville estimée est un bûcher de folie. Je tremble à cette vue. Qu'aurait fait mère ? Elle serait partie avant le lever du soleil, la tête haute, laissant tout derrière elle, rapide et silencieuse, portée par le vent. La route vers Long Keep est périlleuse... Nous devons nous dépêcher. Gloire à la Reine Pikemead. Bénis soient les Anciens. — Jezmina, 507 A.A.
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Massacre brutal
J'aurais dû être éveillée. Je ne l'étais pas. Ils ont surgi sur notre camp la nuit avec une férocité imprévisible. Leurs manteaux en fourrure étaient tâchés de traces rouges, qui tournent maintenant à la rouille. Nous avons traversé leur nouveau territoire. À peu près la moitié de mes frères et sœurs ont disparus. Absinthe ; liqueur de vermouth de malheur, une couche ignoble et amère qui anesthésie mes lèvres. Je me suis battue pour eux, j'ai levé ma hache pour eux. Mon armure arrachée. Mes mains, pour toujours tâchées de rouge. Nous n'aurions jamais dû passer par les Piliers de la création. Mère. Je t'en prie, ne perds pas foi en moi. Nous partageons le même sang. Je vais persévérer pour eux. Et plus jamais je n'échouerai. — Jezmina, 507 A.A.
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Une vieille vue, redécouverte
Je n'aurais jamais pensé que je verrai à nouveau le soleil se coucher de ce côté des Piliers de la création. Le crépuscule était plus brillant quand j'étais jeune. Une brume vibrante de lavande ou de raisin, un mélange de mandarine et d'orange, un buisson fleuri avant l'obscurité. Maintenant c'est gris. J'ai prié pour que les Anciens protègent la caravane du nord de leur gloire et de leur lumière. Je mets ma foi en le commandant Cyrus. Longkeep est en vue... Mes gens sont fatigués, mais nous ne pouvons pas nous reposer. Nous devons continuer, pour toutes les âmes que nous avons perdues. J'ai compris que nos pas devaient être rapides. J'ai un étrange pressentiment. Cette... crainte. Que je ne puisse plus ralentir, que je marche seule à nouveau... Pourquoi ne puis-je pas sortir de cet état ? Non, de cette... prémonition ? — Reine Jezmina d’Orindell, par un doux matin d'Éveil de l'année en 508 A.A.