…
Chester Loft à Cromville
#1787987441 - 1
Au château !
Ah, quel plaisir de poser à nouveau les pieds sur la terre ferme ! Me déguiser en soldat a été une expérience intéressante, mais danser avec les vents en tant qu'amateur de planeurs a été encore plus palpitant, je crois ! Pourtant, au fond de moi, je reste un humble ménestrel, esclave de la mélodie qui coule de mon cœur endolori ! Oui, je le déclare : c'est l'envie de créer qui m'a ramené ici, comme en témoigne ma nouvelle peur des vautours. Ils hantent non seulement les hauteurs autour de mon ancien avant-poste, mais aussi mes rêves... Peu importe ! Je suis revenu à l'amour de ma vie : la musique ! Et ainsi, ma maîtresse exige que je tente ma chance à la cour du seigneur ! J'ai entendu dire que ce type avait bon goût mais était sans pitié contre ceux qui l'offensent. Je peux soit me joindre à son banquet, soit rejoindre sa collection de trophées de chasse... mais l'inquiétude ne me convient pas. D'ailleurs, le risque pour un bâtard audacieux est comme une goutte de pluie sur une rose. Cela ne fait que rendre la chance plus belle. - Chester Loft, le « chanceux »
- 2
Aux portes du château !
Nous sommes le premier jour du Crépuscule de l’année, 502 A.A. et je viens enfin d’arriver au château et, tandis que je me préparais pour mon petit monologue, je ne pouvais m'empêcher de laisser mon esprit vagabonder ! Comment vais-je pouvoir mémoriser mon texte alors que je rêve sous une architecture aussi magnifique ? Je pensais que les statues de notre seigneur qui bordent l'entrée de la ville nourrissaient mes yeux avides, mais il semble qu'elles n'étaient qu'un avant-goût ! Les pierres taillées ici abritent des paysages, je dirais : Ces colonnes s'élèvent vers le dôme comme des prières par une nuit pluvieuse, enveloppant la citadelle d'une sérénité impressionnante. Imaginez une chapelle grise au sommet d'une falaise, la mousse envahissant les briques centenaires. Le tonnerre et les éclairs hantent non seulement le sanctuaire, mais aussi le ruisseau qui étouffe son précipice. Des arcs de pierre jaillissent de part et d'autre, des grenouilles bondissent à travers le ruisseau ondulant. Ils s'étendent autour des pilastres comme le squelette d'un parapluie, nous abritant, nous les moutons, des vents hurlants. Je ne dois pas m’oublier ! Mon public approche... j'espère que le seigneur appréciera ma voix ! Sinon, je risque de me retrouver pendu à l'un de ces arcs très bientôt... Concentre-toi, Chester ! Les pensées sombres n'ont pas leur place dans une jolie tête blonde comme la tienne ! - Chester Loft, le « chanceux »